
Lynne Bowker, directrice de l’École des sciences de l’information, et Elizabeth Marshman, professeure adjointe à l’École de traduction et d’interprétation.
Les scientifiques
La langue n’a jamais été statique. Elle change continuellement. Toutefois, les langages non traditionnels comme le texto (utilisé dans les messages texte) ou le padonkaffsky, argot russe utilisé sur Internet, qui sont étroitement liés à leurs supports technologiques, semblent évoluer encore plus rapidement que la langue parlée. Vous pourriez croire qu’il s’agit d’un désastre aux yeux des linguistes, mais Lynne Bowker, directrice de l’École des sciences de l’information, et Elizabeth Marshman, professeure adjointe à l’École de traduction et d’interprétation, ne sont pas de cet avis.
La science
Comme bon nombre d’autres chercheurs dans le monde, les professeures Bowker et Marshman voient la communication numérique comme une mine d’or. Chaque message numérique enregistré est lisible par l’ordinateur, ce qui signifie qu’on peut utiliser un logiciel d’analyse pour traiter des montagnes et des montagnes de données afin de mettre en lumière les différences entre des groupes uniques, déterminer les habitudes et illustrer les tendances sous forme de tableaux en fonction de leur évolution dans le temps.
De toute évidence, les professeures Bowker et Marshman disposent d’un nombre infini de messages numériques. Twitter, Facebook, un nombre incalculable de forums et de nombreux autres médias sociaux offrent un vaste éventail de messages publics que les chercheurs peuvent étudier. Comme tous les langages, celui que nous choisissons d’utiliser dans ces arènes publiques reflète de nombreuses facettes de notre identité tant culturelle, nationale que personnelle. Toutefois, il ne s’agit pas d’un moyen de communication personnel. Ce sont davantage des annonces publiques que des conversations.
Les messages texte, pour leur part, sont extrêmement privés. Nous envoyons des messages texte personnels à nos enfants, à notre patron et même à notre grand-mère; c’est pourquoi le langage que nous choisissons d’utiliser dépend extrêmement du contexte. Certains messages texte sont plus formels que d’autres, ne contiennent aucune ponctuation ou, à Ottawa, combinent l’anglais et le français. Toutefois, contrairement aux messages publiés sur les médias sociaux, les messages texte sont privés. Les scientifiques connaissent très peu les pratiques relatives à la rédaction de messages texte au Canada.
La stratégie
Voilà pourquoi les professeures Bowker et Marshman vous invitent à faire don de vos textos à la science. Elles font partie d’un consortium de chercheurs canadiens qui tentent de recueillir plus de 100 000 dons de messages texte. Pour participer, vous n’avez qu’à envoyer vos messages à 202202 et à consulter leur site Web à www.text4science.ca*.
Ce n’est pas le premier programme de ce genre. En 2004, une université belge a lancé une campagne très réussie pour recueillir des messages texte en français. Depuis, des universités partenaires ont étendu le programme autour du monde. La division canadienne comprend des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Université Simon Fraser ainsi que les professeurs Bowker et Marshman de l’Université d’Ottawa.
Veuillez consulter le site web pour plus d’informations.









The Text4Science project has officially launched! We look forward to receiving your texts at 202202. C U soon @ Text4Science.ca!