Nom : David Wagih Salem Gobraeil
Programme : Génie civil
Appellation d’emploi : Ingénieur de chantier stagiaire
Ville d’accueil : Dubaï, Émirats arabes unis
Quand avez-vous participé au poste coop à l’étranger?
J’ai participé au poste coop à l’étranger au printemps 2008, à l’hiver 2010 et à l’été 2011.
Quel est le nom de l’entreprise pour laquelle vous avez travaillé?
J’ai travaillé pour deux compagnies, mais qui ont le même propriétaire (comme Rogers et Fido) : New Concept Construction and Decoration et Select Decoration.
Quel était le titre de votre poste dans cette entreprise?
J’étais ingénieur de chantier stagiaire : je préfère travailler sur le site plutôt que de m’asseoir dans un bureau!
Pourquoi avez-vous décidé de faire un stage à l’étranger?
Pour mon premier stage coop, j’étais intéressé par un projet à Dubaï qui consiste à construire le plus grand stade de Formule 1. C’était ma première expérience, et le propriétaire de Select -Decoration avait besoin d’un ingénieur qui maîtrise l’arabe, l’anglais et le français. J’ai soumis ma candidature pour un des postes et je l’ai obtenu grâce à l’aide de l’Université.
En quelques mots, comment décririez-vous votre expérience?
Une excellente expérience! Aux Émirats arabes unis, il n’y a pas de taxes (« tax free! »). On peut donc amasser une bonne somme d’argent pendant son séjour là-bas. De plus, les projets à Dubaï sont incroyablement rapides!
Mon stage était de trois mois et 60 000 personnes travaillaient sur le même projet : l’équivalent d’une petite ville en Ontario! Et je crois que ce que j’ai appris et vu dans trois mois, d’autres ingénieurs l’auront vécu sur toute une année de travail. Ce qui m’a le plus frappé, c’est comment les 60 000 travailleurs sont gérés de façon collective et intelligente (« good management! »).
Quelle est la chose la plus importante que vous avez apprise sur les plans personnel et professionnel?
Il y en a plusieurs :
Apprendre à vivre en autonomie et avec des gens que l’on ne connait pas.
Dépendre de soi-même.
Voir les choses d’un autre point de vue.
Travailler en équipe pour atteindre un but.
Faire attention à son comportement et à sa tenue vestimentaire (dans un pays musulman).
Prendre des risques qui peuvent être coûteux, mais qui peuvent régler un problème plus rapidement.
Mais la chose la plus importante, c’est comment finir un projet de cinq ans de travail en six mois!
Y a-t-il un moment en particulier où vous avez senti un « choc culturel »?
Oui, effectivement! Dans mon dernier projet avec New Concept Construction and Decoration, j’ai travaillé au milieu du désert, pour la construction d’un château. Je me suis demandé pourquoi le propriétaire voulait vivre dans le désert. Et quand je suis arrivé, ce qui m’a le plus frappé, c’est la différence entre deux mondes, le monde d’aujourd’hui et le monde d’hier. Le château est situé sur une île où les téléphones cellulaires sont interdits. Donc pas de télévision, pas de téléphone, pas d’Internet, pas de Facebook…
Les premiers jours, je voulais mourir, mais je me suis rendu compte finalement que le monde est plus beau que je le croyais. J’ai aimé la façon de vivre des Bédouins (les habitants du désert). J’ai aimé l’idée que pour manger, il fallait chasser. Des fois, je me disais que sans Facebook ni CNN, je ne pouvais pas vivre. C’est faux! Je ne peux pas expliquer comment on devient relaxe, plus proche de soi-même quand on est loin de tous les problèmes qui se passent dans le monde.
Recommanderiez-vous cette expérience à un autre étudiant? Pourquoi?
Oui, le monde dépend de la technologie et de la mondialisation. Pour pouvoir avancer et progresser, il faut voir ce qui se passe autour de soi, et cela fait partie du stage à l’international.
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