Au moment où la plupart des étudiants de l’Université d’Ottawa feront la file pour acheter leurs livres en septembre, l’étudiant en développement international Andrew Heffernan prendra place sur le bloc de départ aux côtés de Brandon King, sprinteur malvoyant en quête de l’or au relai 4 x 100 m des Jeux paralympiques de Londres de 2012.
« Nous avons vraiment hâte et nous visons une médaille », dit Andrew, qui sera le guide de Brandon dans la première partie du relai. Les deux hommes s’entraînent ensemble intensément depuis 13 mois. « Pour moi, la première partie du relai est l’une des plus difficiles, parce qu’on est responsable de donner le témoin à l’autre guide, et que le transfert doit être irréprochable. »
Les règles de la compétition sont assez complexes. Même si le transfert du témoin se fait entre les guides, l’athlète paralympique doit être le premier à entrer dans la zone de transition, et le transfert doit être terminé avant que le relayeur puisse sortir de cette zone. Le tout est exécuté à pleine vitesse, en moins de trois secondes (voir la vidéo ci-dessous). Chaque course se dispute à quatre pour permettre la présence des guides sur la piste à huit couloirs. Les coureurs doivent rester dans leur couloir sous peine de disqualification et ne peuvent franchir la ligne d’arrivée après leur guide.
« Pas de doute, ça demande beaucoup de coordination et de communication », dit Andrew, qui est devenu guide après avoir pris une pause d’un an de l’équipe d’athlétisme de l’Université d’Ottawa pour se remettre d’une blessure. « Je n’ai jamais été aussi en forme de ma vie, et nous sommes vraiment très fébriles. »
Or, la forme physique n’est qu’une partie de l’équation pour qui veut soutenir Brandon et le reste de son équipe aux Jeux. Les athlètes paralympiques ambulatoires (qui ne compétitionnent pas en fauteuil roulant) sont classés dans trois catégories, de T11 (athlète complètement aveugle qui doit courir lié à son guide) à T13 (athlète ayant une vision suffisante pour courir sans guide; au relai, il ne peut y en avoir qu’un seul par équipe). Comme Brandon est dans la catégorie T12, il n’est pas lié à Andrew. Les deux utilisent la communication verbale et le contact des coudes pour ajuster leur position, en particulier lorsque Brandon négocie à pleine vitesse les tournants du couloir, dont la largeur peut varier selon la piste. C’est une technique particulière qui demande un entraînement intense et une confiance à toute épreuve entre le coureur et son guide, lien qui unit manifestement Andrew et Brandon.
« Andrew est vraiment extraordinaire, et c’est facile de courir avec lui », dit Brandon, qui vivra ses premiers Jeux paralympiques. Il est relax et facile à vivre, ce qui est bien, parce que nous avons beaucoup voyagé ensemble cette année — c’est agréable de partager une chambre avec lui! »
Brandon et Andrew se sont rendus ensemble à Londres plus tôt cet été pour essayer les installations olympiques. Ils ont aussi participé à des camps de perfectionnement en relai, dont un en Floride aux côtés de l’équipe qui a représenté le Canada au relai 4 x 100 m lors des Jeux olympiques de Londres.
« Ça a été vraiment difficile d’apprendre la disqualification de l’équipe canadienne aux Jeux. Je connais certains de ces gars-là personnellement, et c’était vraiment une nouvelle crève-cœur, dit Brandon. Nous avons fait quelques ajustements pour essayer de prévenir de telles erreurs. Nous allons faire de notre mieux pour ramener une médaille au Canada! Nos principaux compétiteurs sont la Russie et le Brésil, mais ils ne savent pas ce qui les attend! »











Visionnez le reportage de CBC sur Andrew et Brandon / Watch CBC’s report on Brandon and Andrew: http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/story/2012/08/20/ottawa-local-blind-runner-paralympics.html
How inspiring! Best of luck!
Bonne Chance! C’est vraiment incroyable…tres fiere de vous!
Wow! I am so impressed!! This is a great thing to see especially being an Ottawa University student myself. Good luck to you both and bring home the gold!!!
Excellent article. Merci de nous faire connaître nos étudiants et en particulier, ceux qui se démarquent.